Année Sabbatique – Français

La terre des rêves

C’est à Maicao que je rencontre pour la première fois celle qui va être mon hôtesse pour les cinq prochains jours. Jareena, est une indigène Wayuu, jeune étudiante, à la mode, concentrée à répondre aux messages instantanés reçus sur son smart phone. Elle est assise, silencieuse, à l’avant d’une camionette 4×4, celle qui va nous conduire jusqu’à notre destination finale, la Ranchería de Jareena au Cabo de la Vela.

Rancheria Jareena Rancheria Jareena au Cabo de la Vela

La route est sinueuse, le paysage infiniment désertique et plat, le trajet interminable. Sur le chemin, nous croisons des indigènes Wayüu vêtus de Mantas (robe) et de susu (sacs) traditionnels de la région de la Guajira. Un peu plus loin un troupeau de chèvres traverse sans précaution. Après trois heures, nous arrivons enfin. Nous sommes dans la péninsule de la Guajira dans le nord de la Colombia, frontière avec le Vénézuela.

Notre rancheria donne sur une vue imprenable de la mer Caraïbe. Selon les croyances, nous sommes à la porte de Jepira, le lieu sacré des Wayüus, remplis de mythologies et de croyances transmises oralement.

Nat Nat  Nat Nat femme Wayuu et Amie

Ce peuple amérindien est le plus important de Colombie et du Venezuela en nombre d’habitants. On compte environ 600 000 personnes sur les deux pays. La langue parlée appartient à la familla linguistique Arawak et s’appelle le Wayuunaiki. Il est fort probable qu’elle tient ses origines de la région Amazonienne. Actuellement la majorité de la population est bilingüe espagnol, même si à mon arrivée, il m’est apparu deux petites Wayüu qui voulaient me vendre des bracelets et qui visiblement ne savaient pas un mot d’espagnol.

L’objectif de ma venue est de vivre au rythme de la population locale, de comprendre son organisation, ses coutumes et ses croyances. Dès mon arrivée, je m’installe dans un dortoir spartiate, une énergie spéciale se dégage de ce lieu isolé de tout, une paix imposante. Jareena donne le ton en réapparaissant cette fois-ci vêtue elle aussi de la manta traditionnelle et les cheveux couvert d’un foulard. Elle m’explique les quelques détails utiles pour mon séjour avant de disparaître.

Au fil des discussions, j’apprends que les Wayüu s’organisent en 34 clans matrilinéaires – Eiruküü – le lien se perpétue à travers la lignée maternelle. En me promenant au village je comprends vite que la plupart de ses habitants font parti d’une seule lignée familiale, le clan Ipuana. Tous se disent cousins ou neveux ou oncle ou grand-mère de son voisin.  La sœur de Jareena, Nat Nat nous rejoint quelques jours plus tard, elle est venue notamment pour assister à une reunion familiale, j’essaie d’en savoir plus… Elle m’explique que toutes les décisions importantes du clan sont discutées de façon interne au cours d’assemblées auxquelles participent tous les membres du plus petit au plus vieux.

Jareena et Nat Nat sont les petites-filles de Clara Gomez Barliza Ipuana (R.I.P.), qui a été Conseillère et Autorité traditionnelle du Cabo de la Vela . Elles sont les filles de Remedios Farjado Ipuana – Leader Wayüu et défenseuse des droits à l’éducation propre pour le peuple Wayuu, elle est l’une des fondatrices de l’organisation indigène de la Guajira Yanama, entité qui depuis plus de 30 ans mène des projets organisationnels importants, socio-culturels, éducatifs et politique pour le peuple Wayuu. Ces dernières années, des projets éducatifs propres se sont consolidés à travers la mise en place du projet Anna Akua’ipa.

Ces femmes sont héritières d’une structure matrilinéaire qui a marqué l’histoire du clan Ipuana au Cabo de la Vela dont l’animal totémique est le faucon. Jareena et Nat Nat sont fières d’être Wayüu et aspirent à continuer le travail de leurs ancêtres pour defendre leur territoire et leur culture qui à la particularité de se transmettre uniquement par voie orale de génération en génération, condition qu’elles ont apprise de leur mère et grand-mères.

 Jareena

Sur le territoire traditionnel des Ipuana, il n’existe aucun document contractuel ni compromis de vente. Un Wayüu ne peut ni vendre ni louer un bien. La terre se transmet par héritage. En cas de litige, c’est l’oncle maternel – alaüla – qui représente la famille, et le médiateur – Pütchipü´üi – qui s’assure qu’un terrain d’entente soit trouvé. Sur le plan de la justice, les Wayüu ont leur propre juridiction reconnue par la Constitution Colombienne et distinguée par l’Unesco comme patrimoine immatériel de l’humanité.

Je demande à Nat Nat de me parler des croyances Wayuu, elle propose de me conduire le lendemain au cimetière familial, un peu surprise, j´accepte avec plaisir et curiosité. Levée 5h00. Je suis conviée à me joindre en tant qu’ observatrice au nettoyage hebdomadaire de la tombe de la grand- mère décédée cinq ans plus tôt. La tradition Wayuu parle d’un rapprochement permanent avec les ancêtres au travers des rêves, de ne pas oublier qui ils ont été et leur importante au cours de leur vie. C’est à travers ces rêves que s’établit une communication plus intime où les morts visitent les vivants pour les protéger ou les avertir des dangers qui peuvent se présenter tout autour.

Les Wayüu sont enterrés deux fois, la première est une cérémonie classique, plusieurs années après le premier enterrement vient le Asalijaa Jiipüs aussi appelé “sacada de restos”. Les ossements une fois nettoyés seront mis avec d’autres dans une urne en céramique “osario” et à nouveau enterré dans le cimetière familial. Ce dernier rituel est très important, il est considéré par les Wayüu comme le voyage définitif vers Jepira, le lieu sacré situé dans le fond de la mer, dont l’entrée se trouve quelque part au Cabo de la Vela.

Les rêves ont une grande importance chez les Wayuu, ils sont considérés comme des messages, des conseils ou des avertissements parvenant des ancêtres. Pour intéprer ou réaliser les rêves on cherchera l’aide d’un – Ouutsü -, une sorte de chamane qui à une qualité d’autorité spirituelle et qui peut lorsque c’est nécessaire rentrer en contact avec des ancêtres par le biais de rituels spécifiques.

La culture Wayuu a beaucoup de mythes et de légences, l’une d’elles parle d’une araignée mythique qui s’appelle Walekerü et qui a enseigné aux Wayuu l’art du tissage. L’histoire raconte qu’un jour trois soeurs, mauvaises et sans enfant reçurent une petite fille déformée, qui avait une très grande sagesse, elle portait en elle l’esprit du tissage car elle était la fille d’une araignée.  Depuis ce temps les Wayuu détiennent le savoir du tissage. Ils tissent les toits avec des tiges de cactus secs, ils tissent des susu, sacs caractéristiques de la Guajira, ils tissent de grands hamacs appelés chinchorros qui ont une grande importance parce qu’ils sont utilisés depuis la naissance jusqu’à la mort et sont un signe de prestige.

 Wayuu con susu

Femme Wayuu avec un susu

Ma semaine au Cabo de la Vela touche à sa fin. Doucement mais sûrement je suis rentrée en lien avec les membres du clan Ipuana qui généreusement ont partagé leur histoire, contents de mon intérêt pour cette culture singulière.

Mon séjour en territoire Wayuu a pris le visage de tous ceux qui ont partagé mon quotidien, et à qui je souhaite rendre hommage et remercier dans ce billet : Doña Remedios, Nat Nat, Jareena, Doña Julia, Doña Socorro, Don Cunino, Toña, Laura, KanKan, Sonia, Carolina, Swadri Patricia et tous les autres….

c’est le cœur serré que nous nous sommes dit pudiquement adieu d’un signe de la main.

 

Plus sur le Mexique

Cette année de voyage est très connectée à la spiritualité. Le Mexique ne fait pas exception à la règle. En fait, avant de voyager dans cette partie du monde, une amie     m´avait suggéré de lire un livre qui s´intitule “les 4 accords Toltèques” écrit par Don Miguel Ruiz.

Ce livre est un guide fantastique qui fournit des clefs pour mieux vivre sa vie au quotidien, dans un premier temps avec soi même et aussi avec les autres. L´auteur est fils d´une guérisseuse et petit fils d´un chamane Toltèque.

Les Toltèques précèdent les Aztèques. Ils viennent à l´origine de la région de Theotihuacán, à 40 kms de la ville de Mexico. Il est aujourd´hui possible de visiter les fameuses pyramides de la lune et du soleil.

Pyramide Toltèque de Theotihuacán

Le mot “Toltèque” signifie Artist. Selon la philosophie Toltèque, nous, êtres humains, avons le talent naturel de créer ; le talent de créer notre vie. Notre esprit a tout le pouvoir de créer. Nous pouvons commencer à créer ce que nous souhaitons, et par conséquent nous pouvons faire ce que nous voulons, et le plus important est que notre fonction est de trouver ce que nous sommes vraiment.  Ce livre explique que pour être ce que nous sommes vraiment, et pour vivre tel que nous le souhaitons, il est important, dans un premier temps, de passer par différentes étapes de libération.

Don Miguel Ruiz explique les 4 étapes pour celui qui cherche la libération :

étape 1
Que votre parole soit impeccable
étape 2
Ne réagisez à rien de manière personnelle
étape 3
Ne faites aucune supposition
étape 4
Faîtes toujours de votre mieux

Mon voyage initiatique spirituel au Mexique ne s´est pas uniquement fait à travers la lecture de livres mais aussi à travers des rencontres, notamment celle d´un homme qui m´a inspiré sur la place du Zocalo de la ville de Mexico.

J´ai ressenti une incroyable énergie en observant ces rituels traditionnels qui avaient lieu sur cette place publique. Une pancarte a attiré mon attention : “Ici purification Aztèque” en espagnol Limpia Azteca. J´étais attirée et j´ai donc demandé que l´on procède à ma purification afin de mieux comprendre de quoi il en retournait.

Après le rituel de purification, un homme s´est approché de moi. J´ai compris après qu´il était chamane, apparemment capable de lire mon âme. Nous avons commencé à parler naturellement comme si nous nous connaissions. Pendant la conversation, j´ai eu le sentiment qu´il était en réalité en train de me donner des conseils pour la suite de mon cheminement personnel …

mon agréable rencontre avec le Chamane

Le Mexique est très profondément connecté avec la spiritualité. Lorsque l´on souhaite aborder ce sujet, il y a un pont naturel qui se crée entre deux concepts : le Vie et la Mort.

En France, parler de la mort n´est pas chose aisée, c´est plutôt le contraire, parler de la mort est tabou. La mort semble être une maladie contagieuse, dont personne ne souhaite s´approcher, même pas dans une conversation. J´étais surprise de constater que le peuple Mexicain n´a absolument pas la même approche avec la mort que les francais, bien au contraire, elle fait totalement partie de la vie.

Mais laissez moi vous expliquer pourquoi je souhaite aborder le sujet de la mort à présent. Je me suis rendue à Mexico quelques semaines avant les deux plus grandes célébrations du mois de novembre qui sont la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts, respectivement célébrées le 1er et le 2 novembre selon le calendrier catholique. La célébration des morts a été mélées avec une tradition de fête des morts indigènes préhispaniques. Autrement dit les Mexicains célèbrent leurs défunts depuis très longtemps.  L´objectif de cette célébration est traditionnellement de faire le deuil et de prier pour que les morts reposent en paix.  Mais l´influence de la tradition indigène a apporté une note festive à ce jour, parce que la vieille croyance dit que pendant ce jour spécial les morts viennent chaleureusement visiter leurs vivants. .

Pour ce jour particulier, la tradition Mexicaine veut que l´on décore les maisons en vue de la possible visite des morts tant aimés. La famille prépare alors un dîner spécial et un autre qui correspond aux mets préférés du défunt. Il est préparé en sa mémoire et aussi pour que son esprit se sente le bienvenu dans le cas où il lui prendrait de passer faire une petite visite. Tout le pays est en effervescence pour être prêt pour cette occasion spéciale et l´on aborde les choses dans la bonne humeur, avec des couleurs partout et étonnement avec humour.

un couple tout a fait chaleureux et accueillant à l´entrée d´un Café
avec le pain des morts traditionnel

Le meilleur endroit pour connaître une culture et ses traditions est sans conteste le Marché où l´on trouve tout type de produits pour cette occasion.

Seriez-vous intéressés par un cercueil original ?

ou peut-être un crâne pour votre étagère,  en espagnol on appelle cela una Calavara?

et pourquoi pas un vernis à ongles  Rest In Peace – Repose en Paix  ?

tout comme la tradition de Halloween, il est usuel de déguiser les enfants et les bébés : voici une option une grenouillère squelette

toutes sortes de bonbons et de friandises en forme de sorcières, crânes, citrouilles et  plein d´autres articles

un festival de couleurs et de squelettes bien occupés

Cela étant dit, il y a un top 3 des incontournables pour toutes les familles Mexicaines pour le jour J :

des fleurs de couleur jaune aussi appelé Cempasúchil

Le pain des morts appelé en espagnol Pan de Muertos

l´autel où seront disposés les mets préférés du défunt tant aimé,
en voici un échantillon en figurine

et enfin, comme ce jour est supposé être joyeux, on trouve une série de messages humoristiques sur la mort. En guise d´exemple et pour illustrer le tout, je vous propose de regarder un court extrait d´une pièce de théâtre à laquelle j´ai eu le plaisir d´assister. Elle était destinée aux enfants mais cela m´a semblé intéressant de comprendre la tradition. En effet, ils ont expliqué avec beaucoup d´humour et d´une manière tout à fait didactique la tradition Mexicaine de la commémoration des fidèles défunts. L´idée était d´expliquer aux plus petits que la mort fait partie de la vie et qu´il n´y a pas de raison d´avoir peur. Ils ont aussi expliqué que les esprits de leurs aimés défunts restaient toujours présents afin de les protéger et de faire attention à eux.

(vidéo en langue espagnol)

Mexico

Bienvenus à Mexico, District Fédéral !

Mexico D.F est la capitale du Mexique. C´est la ville hispanophone la plus grande au monde. Elle appartient à l’un des 31 états du pays. La ville compte plus de 8 millions d’habitants ce qui classe Mexico dans la catégorie des villes les plus peuplées au monde.

C’est la deuxième fois que je visite Mexico. Cette fois-ci, j’ai souhaité explorer l’histoire de cette civilisation, la spiritualité dans cette partie du monde, rencontrer des Mexicains et biensûr découvrir les merveilles que peut offrir la ville : Architecture, Art, Musique et plein d’autres choses.

Mon introduction à la culture traditionelle Mexicaine a été formidable.  J’ai eu l’opportunité d’assister à la célébration de la désignation d’une capitaine. Cet évènement a eu lieu dans le quartier dans lequel je vis actuellement.

Ces gens sont volontaires. Ils se réunissent chaque semaine pour maintenir en vie les rituels et les traditions Aztèques.

Cet évènement a attisé ma curiosité pour mieux comprendre cette civilisation ancienne. Comme toujours je ne crois pas à la coincidence, j’ai fait la connaissance d’Arturo, 80 printemps, un proche que j’ai ici à Mexico. J’ai senti que cette rencontre allait beaucoup m’apporter pour mieux comprendre l’histoire de ce pays… je n’avais plus qu’à les écouter et à prendre notes.

Compadres Arturo (à gauche) et Gerardo (à droite)

Arturo m’a expliqué qu’à l’origine il y avait 3 civilisations principales au Mexique : la Chichimeca, la Tolteca et la Azteca. Et que l’on pouvait observer beaucoup d’autres civilisations à travers les régions du pays telles que la Olmeca, la Zapoteca ou la Mixteca entre-autres. On pense que ces civilisations viennent à l’origine d’Alaska, et avant probablement d’Asie. Ceci expliquerait la diversité des visages à travers toute l’Amérique Latine. A travers les siècles, les communautés sont descendus petit à petit jusqu’en Amérique du Sud. Dans la région de Mexico D.F., on trouve des ruines et des vestiges Aztèques et aussi Toltèques.  Je lui ai demandé ce qu’il en était de la fameuse civilisation Maya, il m’a dit que malheureusement il n’en restait que peu de trace. Cela dit, ils ont laissé le fameux calendrier Maya.

L’histoire du Mexique se divise en 3 étapes : la Préhispanique, la Coloniale et la période Moderne.

Après ces explications, j’étais encore plus motivée pour découvrir la ville de mes propres yeux. Il était temps de mettre mes tennis et de sentir de plus près l’énergie des rues de cette ville.

Gerardo m’a accompagné pour visiter la ville de Mexico, et nous avons commencé notre parcours par un site qui m´a semblé idéal, car très représentatif de l’histoire du Mexique.

La Plaza de las Tres Culturas – La place des trois cultures

On peut observer les 3 périodes : Les ruines préhispaniques, très probablement Toltèques, la période coloniale avec l’église de Santiago Tlatelolco construit en 1521 et enfin la période moderne avec ces bâtiments dans le fond.  C’est précisément cela le Mexique, un mélange subtil de civilisations modernes et anciennes.

Pour la première fois de ma vie, j’ai pris un bus touristique pour avoir une autre perspective. C’est parti.

Bus touristique de la ville de Mexico, D.F.

Comme la première fois je suis fascinée par la taille de cette ville qui me paraît interminable…

Avenue Insurgentes, l’avenue la plus longue du monde, 26 kms qui traversent la ville du nord au sud. On peut mettre parfois une demie journée pour traverser la ville aux heures de pointe.

L’Ange de l’Indépendance qui se trouve au milieu du Paseo de la Reforma. C’est devenu le lieu de rencontre pour les célébrations ou les manifestations comme ici le jour où je passais par là.

Le musée Soumaya dans le quartier de Polanco, zone résidentielle et l’un des quartiers les plus chics de la ville. Ce musée privé appartient à la fondation Carlos Slim. Carlos Slim est aussi connu pour être l’homme le plus riche du monde. Le musée a été construit par l’architecte Mexicain Fernando Romero. La stucture me semble superbe. Le musée rassemble des oeuvres du 15 ème au 20 ème siècle. Cela vaut la peine, incroyable mais vrai, l’entrée est gratuite !

Quartier de Coyoacán où se trouve la maison bleue oú la peintre Frida Kahlo vivait. Elle est par ailleurs l’une de mes artistes préférées!

Un hommage très joli à Frida pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur son travail et sur sa vie.

Bois de Chapultepec

Ce bois est le plus grand d’Amérique Latine, il mesure 686 hectares. On y retrouve les week-ends toutes les familles méxicaines.

A venir, un prochain article sur Mexico pour parler de Musique, de Spiritualité et miam miam … de Cuisine.

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Les 4 accords toltèques – Don miguel Ruiz

Que votre parole soit impeccable
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

Ne réagissez à rien de façon personnelle
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ne faîtes aucune supposition
Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.

Faîtes toujours de votre mieux
Votre “mieux” change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

Jetlag

Chaque fois que je prends l’avion, en particulier pour des longs courriers, je me demande toujours comment les hotesses de l’air et les stewards gèrent une vie de jetlag. Cette année sabbatique m’a donné l’opportunité de faire l’expérience de ce jetlag sur une période très rapprochée.

J’ai cherché dans le dictionnaire la définition exacte du terme jetlag. Le jetlag est un sentiment général de fatigue et de désorientation souvent vécu par des voyageurs en avion qui ont traversés plusieurs zones horaires relativement en quelques heures. C’est en fait assez intéressant d’observer le corps et l’esprit prendre leur temps naturellement pour s’adapter à un nouvel environnement. J’ai précisément ressenti ce malaise ponctuel physique et émotionnel. Cela peut probablement sembler désagréable pour la plupart, en ce qui me concerne, je me suis habituée à avoir sommeil alors que la ville est en pleine effervescence ou à être affamée en pleine nuit.  L’horloge est devenue mon compagnon et me permet de rester connecter avec ma arrêt précédent. Mon monde s’est transformé en une série d´horloges qui m’aident à rester connecter avec mes proches maintenant répartis sur toute la planète.

mon monde

Les nouvelles technologies tels que l’avion, la télécommunication, l’internet font que le monde est plat et instantanné. Cela étant dit, sur un plan plus personnel, la machine permettant de voyager la plus puissante et la plus immédiate est incontestablement la pensée elle-même. Elle ne tient ni compte du temps, ni de la distance et ne souffre jamais de jetlag.

En fait, le pouvoir de la pensée est sans limite, ni d’espace, ni de temps. Cela m’a pris des années pour comprendre ce simple fait. Mes voyages et probablement mes séjours prolongés à l’étranger m’ont aidé à intégrer ce concept : La réalité est ce qui est visible mais aussi ce qui est invisible. On pourra l’appeler Energie, Croyance, Sentiment, Spiritualité, Monde interieur, Amour, etc. Chacun en aura sa propre interpretation.  Maintenant lorsque je pense à la sensation de jetlag, je souris parce que la vérité est que mon pouvoir sans limite, ni d’espace ni de temps fait que je peux être présente partout à la fois et simultanément.

En Voyage

” Un homme voyage à travers le monde à la recherche de ce dont il a besoin et il rentre chez lui pour le trouver” George Moore

Le voyage a toujours provoqué chez moi un sentiment mitigé. Sans aucun doute mon premier sentiment est celui de la liberté. Cette liberté que je chéris tant chaque jour de ma vie. Cela dit, la voyageuse que je suis trouve la force, la confiance de partir chaque fois, cet apparent mais nécessaire détachement pour gérer cette distance un peu plus grande chaque fois, grâce à des êtres extraordinaires. Ils sont les anges de ma vie qui m’acceptent patiemment telle que je suis, quelque soit le temps qui passe ou la distance qui nous sépare, peu importe mes doutes ou mes folies des grandeurs.  Cet Amour incontionnel, ce soutien, cette confiance et cette présence où qu’ils soient, où que je sois représente ma maison, mes racines et mon pouvoir pour vivre et voyager à travers le monde en paix et en toute sérénité.

Ce post est dédié aux Anges de ma vie.

Il est temps de partir, temps de se dire au revoir, je t’appelle dès que je peux, il faut qu’on y aille parce que aujourd’hui est tout simplement le premier jour du reste de nos vies…

Avec tout mon Amour

Paris ou se rafraichir les idées avec l’art moderne

Il y a plusieurs moyens de voyager et de se rafraichir les idées selon moi. L’un d’eux est l’Art, tout type d’art.

Je me suis allée au vernissage de Imagine the Imaginary – Imaginez l’imaginaire au Palais de Tokyo à Paris.

Ce qui me plaît le plus dans l’art moderne c’est cette apparente simplicité. Un langage compréhensible par tous. Cela étant dit, je confesse que parfois lorsque je contemple une oeuvre me vient à l’esprit : oui bon, j’aurais pu le faire ” ou bien, Ce n’est pas de l’art ! Il plaisante, un cornichon au milieu de nulle part.”

Cornichon au milieu de nulle part …

Cela peut sembler un paradoxe mais j’aime ce cornichon au milieu de nulle part. C’est tellement important pour moi de ne pas prendre les choses pour acquises, d’essayer toujours et encore de voir les choses dans un angle différent, explorer de nouveaux chemins. J’ai toujours eu un faible pour les arts plastiques parce qu’on peut utiliser tout type de support. l’Art moderne casse les règles, et pousse chaque fois un peu plus les limites de notre esprit. Qu’est-ce que l’art, après tout, sinon l’expression de notre être, l’expression de nos émotions, en permanente évolution, un langage qui nous aide à communiquer avec les autres, partager notre perception de la vie.

Je suis allée au vernissage grâce à un artiste qui s’appelle Poka-Yio venu directement d’Athènes, Grèce pour l’occasion. Il nous a généreusement guidé pendant le soirée et nous a présenté les différentes oeuvres des exposants.

(à gauche) The Mirrored Manager, 2010 / Le patron miroir – (au centre) The Hot-Tempered Manager, / le patron colérique 2009 – (à droite) The Masked Manager / le patron masqué, 2009 par Poka-Yio

The Hunt/ le chasseur (1992) par Christian Jankowski

Untitled / sans titre (not dated) by Yoko Ono

John Giorno

Imaginez l’imaginaire m’a rafraichit la tête avec des nouveaux concepts, des nouvelles techniques, des nouvelles images… J’étais comme dans un laboratoire plein de travaux en expérimentation, en phase de développement. Il n’y a pas d’oeuvre bonne ou mauvaise, il y a surtout une recherche sans fin à pousser les limites de notre esprit. Cette énergie est hypnotisante. Je deviens de plus en plus consciente, chaque jour, que tout est changement. Rien n’est permanent, sinon le changement lui-même.

Richard Baquié (sans titre), 1985

John Giorno

Tableau en feu par Bernard Aubertin
oui, il l’a fait devant un public de professionnels de l’art en train de manger des petit-four et de boire du Champagne

Je souhaiterais conclure cet article en parlant du lieu lui-même, je veux parler du Palais de Tokyo, Musée d’Art Moderne de Paris. C’est une merveille architecturale, les espaces, la structure du bâtiment est impressionnante. Grace au travail des architectes Lacaton & Vassal, la superficie est passé 8000 m2 à 22000 m2. Le Musée est devenu en 2012 l ‘un des plus grands sites dédiés à la création contemporaine en Europe.

Palais de Tokyo – vue de l’extérieur

** Tous mes remerciements à Poka-Yio pour le temps qu’il nous a accordé et pour son invitation à ce vernissage.

Istambul – Teṣekkür ederim

Lors de mes voyages autour du monde, dans la plupart des cas j’avais des attentes concernant la plupart des destinations. Dans le cas d’Istanbul, je n’en n’avais aucune. C’est peut-être ça le secret, moins d’attente pour des surprises encore plus grandes…

La Turquie est aussi connue pour être la porte de l’Asie. Après des mois de voyages dans des pays tels que l’Inde, la Corée du Sud, Singapour et la Malaisie, cette nouvelle destination s’est présentée de façon logique comme une conclusion à mon tour d’Asie. Aussi d’une certaine manière, une introduction à ce qui va suivre, l’occident. Comme tu peux le voir dans la carte ci-dessus, la Turquie est séparée par deux détroits, le Bosphore et celui des Dardanelles, ainsi que la Mer Noire dans le nord et la Mer de Marmara dans le sud. Le Pays est divisé en deux par une frontière naturelle qui sépare l’Europe et l’Asie.

Vue d’Istanbul depuis l’avion – le Bosphore

Capitale de la Turquie: Ankara
Langue officielle: Turque
Religion: à plus de more 98% musulman
Ville la plus importante: Istambul
Devise: La Lire Turque
Gouvernement: République parlementaire

Ce qui m’a frappé à Istambul c’est le subtile mélange entre modernité et tradition. La minute où j’ai posé le pied dans cette ville, j’ai ressenti cette énergie unique, je pourrais la comparer à celle ressentie quelques années auparavant à Athènes. Ces villes sont spéciales, j’ai pu percevoir profondément qu’Istambul fut une grande. Les murs des monuments sont sans conteste chargés d’histoires épiques.

Sur un aspect totalement différent, j’ai été étonnée que dans un pays, à 98% musulman, l’on puisse croiser autant de femmes voilées (portant le foulard pour être précise) que de femmes en mini jupe… intéressant.

Dès que l’on commence à marcher dans les rues de la ville, on se sent comme dans un musée en extérieur. Une sorte de machine à voyager dans le temps, qui nous transporte de l’Empire Grecs à l’Istambul moderne, en passant par les Empires Romains, Byzantin, et bien sûr Ottoman.

Hagia Sophia est certainement l’un des monuments les plus impressionnant de l’empire Grecs (début de la construction en 532) lorsqu’Istambul s’appelait alors Byzance.

La mosquée Hagia Sophia fut une église chrétiennes (nom latin : Sancta Sophia) construite par Justinien et ensuite reconstruite par Constantin. Ce lieu est un merveilleux mélange de l’art musulman et chrétien. Sur le plan architectural et artistique, c’est un joyau. Selon moi, une telle beauté montre l’infini talent des Hommes qui prend tout son sens lorsqu’ils sont véritablement dédiés au travail, passionnés et avec une foi sans faille.

une autre perspective de Hagia Sophia à l’intérieur

De la période Byzantine (6ème siécle), j’ai visité la Cistern Basilica. C’est l’un des réservoirs d’eau les plus anciens d’Istambul.

de la période de l’Empire Ottman, il y a cette superbe Mosquée Sultan Ahmed

aussi connue comme la Mosquée Blue à cause de ses mosaïques et de ses vitraux blues à l’intérieur.

Comme je l’expliquais un peu plus tôt, Istambul est aussi une ville moderne et artistique qui a inspiré plus d’un artiste.

Agatha Christie avait l’habitude de séjourner au Pera Palace et la légende raconte qu’elle aurait peut-être écrit le Crime de l’Orient-Express dans sa chambre.

Je n’ai pas pu résister à commander à un café turque dans cet endroit mythique

Pierre Loti, un écrivain Français était lui aussi fasciné par cette ville.

Il existe aujourd’hui un Café Pierre Loti dans le quartier d’Eyüp où l’on trouve beaucoup de locaux. Ils viennent le week-end prendre un thé et profiter d’une vue imprenable de la Corne d’or.

J’ai aussi vu une exposition qui s’intitule “Revolution Revelation” par les Romantic Rebels – les aventures de DJ Arkın (Mercan Dede) Musicien et le peintre Carlito Dalceggio, cette exposition a tourné de Montréal à Istambul.

Je crois sincèrement au pouvoir véhiculé par l’art, c’est plus que cela, je pense que l’Art est nécessaire. Je souhaite pour le monde, tout comme ces deux artistes, que nous soyons sur le chemin du “inner enlightenment, universal freedom”, je traduirais par le chemin de l’éveil intérieur, pour une libération universelle. Gardons la foi coûte que coûte.

Pour conclure, évidemment tout ceci n’est qu’un échantillon de ce que j’ai vu, j’ai ressenti pendant ces 7 jours. J’ai fait beaucoup plus que ça, sans oublier que j’ai eu la joie de rencontrer des turques adorables.

Teṣekkür ederim (Merci) Istanbul

** Un merci tout particulier à Mauricio pour s’être joint à l’aventure et pour partager certaines de ses superbes photos.

Ma pensée du jour

Si les choses ne naissent pas naturellement, il est utopique d’espérer qu’elles soient différentes, en particulier lorsqu’il s’agit de générosité, de reconnaissance ou d’amour. La relation entre deux êtres est ou n’est pas. Tout autre chose n’est que le fruit de notre imagination, un mirage autrement dit.

A nouveau sur les routes, au sud de Pondichéry

A nouveau sur la route, voici mon itinéraire à savoir les villes que j’ai pu explorer.

Départ de Pondichéry =>;;; ville de Chidambaram=>;;;ville de Tharangambadi =>;;;ville de Karaikal =>;;;et enfin ville de Thirunallar

Levé du soleil sur la promenade de Pondichéry à 5:45 du matin en attendant le bus
Temple Hindou dédié à Lord Shiva dans la ville de Chidambaram dans l’état du Tamil Nadu, à 78 km au sud de Pondicherry
Chidambaram est l’un des cinq temples de shiva les plus sacrés, chacun représentant l’un des éléments naturels
L’une des théories du mot Chidambaram pourrait être dérivée du mot “chit” qui signifie conscience et du mot ambaram qui signifie “ciel”; Le ciel de la conscience, qui serait le but ultime à atteindre selon les Vedas and les écritures sacrées de l’hindouisme
Nous sommes ici dans la foule des rues de la petite ville Karaikal pour le Festival de la Mangue ” Mangani Karaical Festival
Le Festival de Karaical de la Mangue est célébré les jours de pleine lune au mois de juin et juillet. Les Mangues sont distrubués aux fidèles du temple. Ici ce sont les fidèles qui apportent leurs offrandes au chariot sacré.
Chacun essaie d’attraper une mangue
Après une journée chargée en émotion, nous sommes allés à la mer, un moment très agréable
La nouvelle génération indienne (petite fille de 5 ou 6 ans) observant l’ancienne génération profitant de l’eau
La mer, Le soleil et des Sourires
dans les rues de Thirunallar où nous avons visité un nouveau temple

Le temple de Thirunallar

Le réservoir d’eau du Temple

Namaste

Nous

Prenez juste un peu de distance, nous sommes ici tous ensemble,
nous sommes un, après tout

Extrait Conversation avec Dieu : Un dialogue hors du commun par Neale Donald Walsch

Je viens de terminer la lecture de ce livre formidable – offert par une amie très proche – dont j’aimerais partager un extrait avec vous, cet extrait traite des rapports humains.

Le voici :

La relation – ta relation à tous les êtres – a été créee pour être l’outil parfait de l’oeuvre de l’âme. C’est pourquoi toutes les relations humaines constituent un espace sacrée. C’est pourquoi toute relation humaine est sacrée. Là-dessus, bien des églises ont raison. Le mariage est un sacrement, non à cause de ses obligations sacrées, mais pour l’occasion sans pareille qu’il offre. Ne fais jamais rien, dans une relation, par sentiment d’obligation. Fais tout ce que tu fais avec le sentiment de l’occasion glorieuse que ta relation t’accorde : celle de choisir et d’être Qui Tu Es Vraiment.

(…)

D’abord, assure-toi que tu entres en relation pour les bonnes raisons. (j’utilise ici le mot “bonnes” en rapport au but supérieur que tu t’es fixé dans la vie.)

Comme je l’ai indiqué, la plupart des gens entrent encore en relation personnelle pour les “mauvaises” raisons – pour mettre fin à la solitude, remplir un vide, se donne de l’amour ou quelqu’un à aimer – et ce sont certaines de meilleures raisons. D’autres le font pour apaiser leur ego, mettre fin à leur dépression, améliorer leur vie sexuelle, guérir d’une relation antérieure ou, crois-le ou non, soulager l’ennui. Aucune de ces raison ne fonctionne et, à moins d’un changement radical en cours de route, la relation ne changera pas. (….)

Assure-toi que ta compagne et toi, vous vous entendez sur le but. Si vous êtes d’accord tous les deux à un niveau conscient, sur le fait que votre relation à pour but de créer une occasion et non un obligation, une occasion de croître, d’exprimer pleinement le Soi, d’élever complètement le potentiel de votre vie, de vous guérir de toute pensée fausse ou toute idée limitative que vous vous soyez jamais faite de vous-mêmes, et en définitive de rencontre avec Dieu par la communion de vos deux âmes – si vous faites ce voeu plutôt que les voeux que tu as faits – la relation commence sur une très bonne note. Elle démarre du bon pied. C’est un très bon départ. (…)

Le secret du Bonheur ou l’histoire des deux gouttes d’huile

Un certain marchand envoya son fils apprendre le Secret du Bonheur avec le plus sage de tous les hommes. Le garçon marcha quarante jours dans le désert, et il arriva à un beau château, en haut d’une montagne. Le Sage que le garçon cherchait vivait là.

Mais au lieu de rencontrer un saint homme, notre héros entra dans un salon où se déroulait une activité intense ; des marchands entraient et sortaient, des gens discutaient dans les coins, un petit orchestre jouait de douces mélodies, et il y avait une table abondamment garnie des plats les plus délicieux de cette région du monde.

Le Sage parlait avec tout le monde, et le garçon dut attendre deux heures que vienne son tour.

Très patiemment, il écouta attentivement le garçon lui annoncer le motif de sa visite, mais il lui dit qu’il n’avait pas le temps alors de lui expliquer le Secret du Bonheur.

Il lui suggéra d’aller faire un tour dans son palais et de revenir deux heures plus tard.

« Cependant, je veux vous demander une faveur, poursuivit-il, remettant au garçon une cuiller à thé, dans laquelle il versa deux gouttes d’huile. Pendant votre promenade, tenez cette cuiller sans laisser l’huile se renverser. »

Le garçon commença à monter et descendre les escaliers du palais, gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il retourna auprès du Sage.

« Alors, demanda ce dernier, avez-vous vu les tapisseries persanes qui sont dans ma salle à manger ? Avez-vous vu le jardin que le Maître des Jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous découvert les beaux parchemins dans ma bibliothèque ? »

Le garçon avoua, honteux, qu’il n’avait rien vu. Son seul souci était de ne pas renverser les gouttes d’huile que le Sage lui avait confiées.

« Alors, retournez voir les merveilles de mon univers, déclara le Sage. Vous ne pouvez pas faire confiance à un homme si vous ne connaissez pas sa maison. »

Tranquillisé, le garçon prit la cuiller et retourna se promener dans le palais, observant cette fois toutes les œuvres d’art accrochées au plafond et aux murs. Il vit les jardins, les montagnes autour, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chaque œuvre d’art était mise à sa place. De retour auprès du Sage, il rapporta dans les moindres détails tout ce qu’il avait vu.

« Mais où sont les deux gouttes d’huile que je vous avais confiées ? » s’enquit le Sage.

Regardant la cuiller, le garçon comprit qu’il les avait renversées.

« Voici donc le seul conseil que j’ai à vous donner, dit le plus Sage des Sages. Le secret du bonheur consiste à regarder toutes les merveilles du monde et ne jamais oublier les deux gouttes d’huile dans la cuiller. »

Extrait du livre l’Alchimiste de Paulo Coelho

Fable du pot fêlé

Une vieille femme possède deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transporte sur son épaule pour aller chercher de l’eau. A la fin de sa longue marche du puits vers la maison, l’un des deux pots fêlés n’est plus qu’à moitié remplis d’eau, le pot intacte est très fier de lui, mais le pauvre pot fêlé lui a honte de son imperfection, triste de ne pouvoir faire que la moitié de son travail.

Au bout de deux années, il s’adresse à la vieille dame alors qu’ils sont prêts du puits : « j’ai honte car ma failure laisse l’eau gouter tout le long du chemin vers la maison». La vieille femme sourit : « as-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin alors qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? comme j’ai toujours su ta failure j’ai semé des graines de ton côté du chemin, chaque jour sur le chemin du retour tu les as arrosé, pendant deux ans, grâce à toi, j’ai cueilli de superbe fleurs pour décorer ma table ».

Extrait livre L’âme du monde par Frédéric Lenoir – philosophe et historien des religions –

La tradition du Sauna

J’ai eu l’occasion de vivre une expérience unique à Séoul, je suis allée au Sauna & Spa Dragon Hill, en quelque sorte le disneyland des saunas…

Juste pour vous j’ai joué le reporter photos afin de vous montrer en images ce lieu unique de 7 étages.

Bienvenus au Sauna & Spa Dragon Hill

Je porte la tenue des membres du spa

Ici on peut passer une journée entière. Il y a de tout pour toute la famille, pendant que la maman se fait faire la manicure, les enfants peuvent regarder la TV, le père se relaxer avec les sièges massants et le plus grand manger au restaurant. J’ai tout testé.

Eric a essayé le siège massant

et moi le Karaoké

la salle de jeux

Internet café avec une salle de cinéma à côté

le restaurant

la piscine extérieure

Et maintenant voici le saunaaaaaaa !

Oui je sais les coréens ne laissent jamais leurs portables, même au sauna ils restent connectés, incroyable mais vrai !

Le sauna le plus chaud à 86°C, autrement dit un four

Vous voyez les pingouins ?

Et voici le sauna congelé, nous sommes en dessous de zéro

Mon préféré, le sauna température moyenne 40°C

Et maintenant, je vais monter dans le sauna des femmes, exclusivement pour les femmes

Les vestiaires des femmes. Ici commence une nouvelle aventure pour moi. Il faut que vous sachiez qu’en Corée tout le monde est nu dans le sauna une fois que vous êtes dans l’espace réservé aux femmes. J’ai eu quelques minutes de reflexions avant de me décider à faire la pas. En gros ces vestiaires sont destinés à laisser toutes ses affaires avant de découvrir le sauna version coréenne. Et bien j’y suis allée et voici mon histoire. Evidemment les photos n’étaient plus autorisées ; c’est ici que commence votre imagination …

Donc le sauna en corée est un endroit très particulier. Jusque dans les années 70, il n’y avait pas d’eau chaude courante ni de douches dans les maisons coréennes de classe moyennes et pauvres. Les gens devaient aller pomper de l’eau dans un puit collectif et ensuite la bouillir. Le Sauna était donc le seul lieu où l’eau chaude courante était disponible et par conséquent les saunas sont devenus des lieux collectifs pour venir se laver journalièrement.

Différents bassins de différentes températures de 17°C à 42°C

Un bassin extérieur, un peu froid parce qu’en extérieur mais une fois dans l’eau chaude tout est parfait.

Les douches collectives

Pendant que j’observais ces femmes denudées prendre leurs bains, se gommer le corps, se brosser les dents, se laver les cheveux, tout est devenu soudainement clair. Il ne s’agissait plus de nudité, il s’agissait de rituels traditionnels qui consistaient à laver toutes les parties du corps. Le naturel avec lequel ces femmes de toutes générations : enfants, vieilles femmes, des femmes plus jeunes, petites, grandes, minces ou grosses, toutes se ressemblaient finalement… Tous les complexes que la société a pû nous entrer dans nos têtes, en particulier pour les femmes, n’avaient plus aucune importance. J’étais entrée dans le palace de la féminité où toutes ces femmes étaient simplement belles, chacunes à leur manière…

Vous avez dit romantique ?

Ce qui m’a interpellée ici à Séoul, c’est ce talent qu’ont les Coréens pour transformer toute situation ou lieu en quelque chose de romantique.

Il y a aussi une réelle admiration pour ne pas dire fascination pour la culture française, la langue française et évidemment Paris… On trouve ici beaucoup de lieux qui ressemblent à nos boulangeries françaises où l’on peut trouver sans difficulté aucune de la baguette, des croissants et des pâtisseries de toutes sortes, miam miam.

Mais revenons au sujet qui nous intéresse à présent à savoir l’AMOUR

Cette semaine nous avons visité une île très connue ici qui s’appelle l’île Nami. Ce lieu a été immortalisé suite au tournage de la série dramatique Winter Sonata – tous les coréens connaissent cette histoire – des scènes ont été tournées sur cette île, et l’un des bois de l’île a été baptisé le bois des amoureux.

Affiche de la série TV

une statue du premier baiser

on peut trouver des statues symbolisant tous types d’amour, cette statue est très belle, je pourrais passer des heures à regarder cette oeuvre que je trouve magnifique

Evidemment il est commun ici de voir des amoureux se tenir par la main, en revanche ce qui est nouveau pour moi c’est le concept de porter le même t-shirt !

Je dois humblement reconnaître que je ne suis pas la plus romantique, parfois il m’est arrivée de trouver des situations niaises, mais bon c’est la magie du voyage, jouons le jeu et laissons-nous porter par cette énergie collective… il y a de l’amour dans l’air

La Tour de Séoul est devenue un lieu touristique pour les amoureux, elle est aussi appelé L’amour et la Tour, au sommet j’ai eu le plaisir de découvrir cette magnifique vue à 365° de la ville de Séoul , allons-y montons ensemble

A 8908,51km de la maison

Cela devient de plus en plus à la mode à travers le monde d’utiliser un cadenas pour symboliser l’amour éternel, Séoul ne fait pas exception

Cadenas d’amour éternel

Amour pour toujours en langue coréenne, l’Amour est, il n’y a plus de doute, Universel

Poème d’Amour

Bons baisers de Séoul

Et qu’en est -il de la nature en dehors de Séoul ?

Mon ami Eric a organisé une journée à 5 heures en bus de Séoul pour découvrir un peu la nature, allons-y

avec notre guide, toute mignonne, encore célibataire, si quelqu’un est intéressé. Elle a jugé bon de nous en informer au tout début du parcours.

Eric en jaune (mon ami et mon guide personnel, le meilleur de la Corée du sud) et l’un des voyageurs

Eric content au milieu des bambous

pause pique nique

l’arbre de la vie

respiration profonde

génial

super sensation !

mère nature toujours aussi belle

La Corée : le pays des matins calmes

La Corée du Sud est pour l’essentiel un pays chrétien. Environ 25 % de la population est bouddhiste. J’étais curieuse de connaître l’un des temples bouddhique de Séoul.

Temple bouddhiste Bongeunsa

Le mois de Mai est le mois anniversaire du Bouddha, tous les temples sont décorés avec des lanternes multicolors

petites prières pour mes proches

Les fidèles priant en face de la statue du Bouddha

le voici majestueux

instant de paix et de gratitude

Parlons à présent de cuisine, je vais vous partager quelques plats typiques que j’ai pu goûter

tous les restaurants coréens vous serviront ces entrées traditionnelles, entres autres le fameux Kimchi un peu épicé (sur la gauche de la photo)

soupe aux fruits de mer

Bibimbap

Glace au thé vert

Mais où est Colombe ??

An-nyeong ha seyo (Bonjour en Coréen) !

Et bien je suis ici :

Seoul Capital de la Corée du Sud. Cette ville est une formidable combinaison de contrastes entre la modernité et la tradition.

Voici un échantillon de ce que j’ai pu voir …

Fleuve Han – Séoul

Cheonggyecheon (stream) – quartier d’affaire

Pause déjeuner pour les femmes et hommes d’affaires du quartier

Centre ville

Petite anecdote, arrivée à Séoul il m’a fallu trouver un distributeur automatique qui accepte les cartes étrangères. Une fois trouver, un deuxième challenge à relever comprendre le distributeur automatique…expèrience assez épique je dois dire…

Faîtes votre choix svp … ????

bon bah je crois que j’ai relevé le défis !!

Explorons à présent la partie traditionnelle de Séoul

Palais Gyeongbokgung

Cérémonie de changement de la garde royale

décoration sur les murs des palais royaux

Quartiers privés du roi et de la reine

Paisibles jardins royaux

La méditation vue par une novice

Cela fait quelques années que je pratique la méditation, ou plutôt que j’essaie même si c’est de façon irrégulière.

J’imagine qu’il y a autant de raisons de méditer que de personnes différentes. Il en est de même pour les techniques plus surprenantes les unes que les autres (la méditation relaxation, la méditation dynamique, la méditation Vipassana,la méditation Nataraj,la méditation du rire, etc.). Les magazines notamment les féminins, de psychologies ou encore de bien-être regorgent d’articles sur le sujet.

Me voici donc en Inde, endroit idéal, s’il en est, pour travailler ma technique personnelle de méditation. Je pensais naïvement que tout allait devenir clair et limpide ici, et bien ce n’est pas tout a fait ce qu’il s’est passé.

Jusqu’à présent, la méditation a été pour moi un moyen de me recentrer lorsque mon esprit semblait confus. J’ai beaucoup médité notamment dans les périodes de prise de décisions importantes. Rentrer en connexion avec moi-même et identifier ce qui me semble être le chemin à suivre, à savoir, non pas celui que je désire mais celui qui s’approche le plus de ce qui me correspond. Un peu comme pour un vêtement, il y a la robe sur laquelle on peut flasher et il y a celle qui nous va parfaitement…

L’année dernière, j’ai eu l’occasion de faire un stage de yoga de 3 jours à Gurgaon (Inde), stage durant lequel il y avait des phases de méditation. Initialement j’étais avide de conseils pour trouver la technique miracle pour me concentrer et enfin contrôler mes pensées incessantes. J’essayais vainement de contrôler mes pensées et de les stopper, mais c’était peine perdue.

Le coach a donné une clef. Il nous expliquait que l’idée n’est pas de contrôler les pensées c’est plutôt le contraire. L’idée est d’accueillir les pensées, de les laisser défiler tel un paysage que l’on observerait depuis la fenêtre d’un train. Essayer de ne pas les fixer, de ne pas les figer, juste de les laisser être librement.

J’ai un temps créer une technique personnelle qui consistait à rendre liquide chacune de mes pensées et ensuite à les évaporer petit à petit. Je suis parfois parvenue à méditer comme cela, c’est à dire à mettre mon esprit, mon corps en pause, en toute conscience, un état entre le sommeil et l’état actif. Une connexion avec mon être, faire un avec le Tout. Ne plus être ni corps, ni mental, juste un avec l’infinité.

Le maître bouddhiste Thich Nhat Hanh utilise une image très belle et simple dans son livre L’esprit d’amour titre original Cultivating the mind of Love.

En voici un extrait : « Dans notre conscience du tréfonds sont enfouies toutes les semences représentant tout ce que nous avons fait, vécu ou perçu. Quand une semence est arrosée, elle se manifeste dans notre conscience de l’esprit. Le travail de la méditation consiste à cultiver le jardin de notre conscience du tréfonds. Un bon jardinier doit pouvoir faire confiance à sa terre, en sachant que toutes les graines d’amour et de compréhension, les graines d’éveil et de bonheur sont déjà là.»

Osho explique la même chose : « La méditation est notre nature intrinsèque. Elle est vous, elle est votre être, elle n’a rien à voir avec nos actions. Vous ne pouvez pas l’avoir et nous ne pouvez pas ne pas l’avoir. Elle ne peut pas être possédée, ce n’est pas une chose. Elle est vous, elle est votre être.

Références :
http://www.meditationfrance.com
http://www.osho.com
Cultivating the Mind of Lovede Thich Nhat Hanh

Pourquoi l’Inde ?

Drapeau Indien

On m’a si souvent posé la question : “Pourquoi l’inde ?”

Et bien, j’aimerais prendre le temps de répondre à cette question intéressante. Pour y répondre, j’ai besoin de revenir quelques années en arrière.

J’avais 12 ans lorsque j’ai entendu parlé pour la première fois de l’Inde. J’étais à l’école et notre institutrice nous avait demandé de faire une recherche sur les pays bouddhistes dans le monde. J’ai choisi l’Inde. Je me rappelle parfaitement dessiner scrupuleusement les contours de ce pays pour illustrer mon devoir.


Des années plus tard, j’ai eu l’opportunité de voyager en Inde, en 2007. Au début, cette idée m’inquiétait. j’étais probablement influencée par ces rumeurs d’extrême pauvreté, qui pouvait s’avérer être une expérience psychologiquement traumatisante pour des individus hypersensibles. A cette époque, j’avais lu également ce livre intitulé “Fou de l’Inde: Délires occidentaux et sentiments océaniques” de Régis Airault.

Ce livre avait été écrit par un psychiatre qui travaillait pour le consulat français à Mumbai. Il explique l’effet de l’Inde sur certains occidentaux. Ceux-ci peuvent parfois perdre leur identité et leurs références après un long séjour en Inde et ce sans aucune consommation de drogue. Certains vont jusqu’à jeter leur passeport convaincus que la vie n’est après tout que spiritualité. Le voyageur une fois revenu dans son pays d’origine finit par oublier toute expérience traumatisante et devient obsessionnel avec l’idée de retourner en Inde, peu importe la raison, après être totalement rétabli.

J’ai repoussé ce voyage pendant 2 ans, et puis je me suis finalement décidée à partir en Inde en 2007. Je me sentais prête et suffisamment stable pour vivre cette nouvelle expérience.

Nous avons fait l’itinéraire touristique classique dans le Rajasthan au Nord du Pays:

Taj Mahal – Agra (2007)

Udaipur (2007)

Prières et méditations dans les rues de Udaipur (2007)


Train couchettes Jaipur – Udaipur (2007)

J’ai vu l’un des plus beaux feu d’artifices de ma vie, unique au multiples couleurs… des centaines de paysages, des centaines d’épices, des visages de toutes les cultures, des saris, des mets, je tombais lentement mais sûrement amoureuse de cette incroyable Inde.

Enfants au marché de Jaipur (2007)

Notre itinéraire nous a conduit jusqu’à Mumbai et Goa :

Plage à Mumbai – Juhu Beach (2007)

On ne choisit pas l’Inde, elle vous prendre complètement, et vous n’avez qu’une idée en tête y retourner encore et encore. Je suis devenue l’occidentale accro…

Moi en Sari (2009)

Collégiennes dans les rues de Mumbai (2009)

Levé du soleil à Kumarakom Kerala (2011)

Plantations de thé sur la route de Munnar – Kerala (2011)

Paysage du Kerala (2011)

Manifestation à New Delhi contre la Corruption (2011)

Voici un échantillon de ce que j’ai pu vivre ces dernières années en Inde. j’omets de parler de ces merveilleuses personnes que j’ai rencontré pendant mes voyages, j’aurais besoin d’écrire plusieurs autres articles pour développer. J’ai rencontré des gens formidables qui m’ont enseigné beaucoup de choses, de leur culture, de leur façon de vivre… Ils se reconnaîtront dans cet article. Vous êtes dans mon coeur et merci pour avoir fait que je me sente à la maison dans votre si beau pays.

Je suis passée par toutes les phases. Je me suis sentie extrêmement bien, totalement désespérée, inquiète, en paix totale, j’ai eu peur, je me suis ennuyée, en extase (sans aucune consommation de drogue je souhaite préciser), en contemplation et le plus important profondément amoureuse. L’Inde fait partie de ces expériences qui vous font sentir vraiment en vie. Peu importe que l’on se sente bien ou mal, je me suis sentie totalement dans mon corps, dans ma tête et chacun de mes cinq sens ont été sollicités.

Je ne sais pas si cette fois est la dernière, et peu importe après tout. Je suis de retour et je profite de chaque instante. India, je t’aime.

Au moins, j’espère que vous comprenez à présent : Pourquoi l’Inde …

Pensée du jour

Soit tu peux

soit tu ne peux pas

Si tu peux, tu devrais,

Si tu ne peux pas, tu ne devrais pas

Auteur inconnu

Chère Maman,

Aujourd’hui c’est ton anniversaire.

Maman, Merci pour le plus beaucoup des cadeaux : LA VIE

Je t’aime, toutes mes prières te sont adressées du fond du coeur

Tendrement,

Ta Petite

Réseau Social

Magnifique pleine lune. Photo prise le 7 avril 2012.

Levée 5h30 pour nous rendre en vélo au Ashram de Sri Aurobindo pour 20 minutes de métitation avec ma nouvelle copine Martine qui vient d’Allemagne. A 7h30 départ du Ashram, un bus nous attend pour nous conduire dans un lieu que l’on appelle Le Jardin. Ce coin de nature se trouve près de la ville internationale d’Auroville. Nous sommes une douzaine de personnes disposés à travailler. Aujourd’hui j’ai un nouveau boulot ! Je vais donner un coup de main dans ce qu’ils appellent le Jardin de La Mère.

Le jardin c’est 70 hectares de verdure. Les terres appartiennent au Ashram de Sri Aurobindo. On y trouve des champs de fleurs, de la forêt et aussi une pépinère et des tas d’autres choses qu’il me reste encore à explorer… J’ai donc commencé à travailler avec l’accompagnement et les explications de ma nouvelle copine indienne Krishna. Ma première tâche consiste à cueillir des fleurs. Celles-ci serviront à orner ce qu’ils appellent le Samadhi (lieu pour méditer). Krishna m’a expliqué que La mère a renommé plus de 900 espèces de fleurs.

Nous avons cueilli deux espèces de fleurs dont voici la symbolique :

Il existe un site internet si le sujet de l’interprétation des fleurs par La Mère t’intéresse : Spiritual Significance of flowers

La Pépinière où ma deuxième tâche a consisté à arroser.

La cerise sur le gâteau, nous sommes samedi soir, j’ai passé un super dîner avec Eileen ma copine Philippine. Elle est journaliste. Elle m’a présenté son ami Hans, un homme élégant dans les 70 ans qui vient d’Allemagne. Il vit à Pondichery depuis plus ou mois 40 ans. Il est architecte. Il a été l’un des architectes qui ont travaillé sur la construction de certains bâtiments de la ville international d’Auroville (envirion 10 km de Pondichery). J’écrirai sur cette ville singulière ultérieurement.

Ce soir j’ai passé un moment délicieux à converser avec mes nouveaux , nous avons parlé de Philosophie, de la Vie, de Yoga, de Méditation, de l’Inde, de la ville de Pondichery et à propos du Ashram…

Eileen, Hans & Moi

Pondichéry

Namaste (avec les deux mains jointes au milieu de la poitrine) ou Bonjour !

Premier stop : Pondichéry (Inde), la grande ville la plus proche se situe à 160 km et s’appelle Chennai, où mon vol a atterri le 2 avril 2012. Je suis précisément dans le sud est de l’inde.

Je réside dans une auberge qu’il s’appelle “Mother House” . La principale attraction de la ville est le Sri Aurobindo Ashram (lieu exclusivement dédié aux prières et aux méditations). Deux personnes centrales ont travaillé à la création de cet Ashram ainsi que d’autres activités que je détaillerai peut-être par la suite : Sri Aurobindo et une femme que tous appellent “The Mother” autrement dit La Mère.

L’auberge est reliée au Sri Aurobindo Ashram. Elle suit les règles recommandées par le Ashram. Ici la particularité c’est qu’il n’y a que 12 chambres et chacune d’elles ne peut recevoir qu’une seule personne.

Ma chambre donne vue sur la mer. Il a été attribué un nom à chaque chambre, la mienne c’est Gratitude. Ma voisine c’est Humilité et mon autre voisine c’est sincérité. Nous avons une bibliothèque avec un accès wifi ainsi qu’une salle pour méditer. Chaque matin se tient une séance à 7h30 pour 30 minutes de méditation collective que chacun est libre de rejoindre s’il le souhaite.

Nous sommes dans un quartier pauvre de la ville, où l’on ne sent pas en danger. Les gens du quartier sont respectueux à condition qu’on le soit à leur égard.

Travelling with Dove part en voyage

Aujourd’hui je ressens de la GRATITUDE pour les personnes merveilleuses qui m’entourent, pour ces moments incroyables à vivre, cette sensation unique de se sentir vivante est peut-être une possible réponse à la question : “C’est quoi la vie?”

Faire la valise

Il est temps de faire la valise… pendant que je préparais mes affaires, je suis tombée sur un morceau de papier très censé dont le message était le suivant. Je n’en connais pas l’auteur.

Les choses sont
même si elles semblent impossibles
elles existent;
Il suffit de les souhaiter
suffisamment fort
pour que chacune d’entre elles
apparaissent devant tes yeux
les limites sont dans
ton esprit,
si tu y crois, elles finiront
par être.
(traduction du texte original en espagnol)

Le Départ

Un départ quel qu’il soit est une formidable occasion pour faire un bilan, se repasser mentalement les moments vécus, tristes et heureux. C’est un sentiment singulier, un mélange de nostalgie et d’excitation.

Je porte un regard attendri sur ce qui m’est familier, et qui constitue ce que j’appelle la colonne vertébrale. Un regard aussi plus réaliste sur les succès et les échecs, à vrai dire il s’agit plus précisément d’expériences dont les enseignements doivent être tirés. Mon esprit est rempli d’images pêle-mêle qui défilent tels des flashs à la vitesse de micro secondes; des clichés photographiques qui rappellent la chronologie des évènements passés et qui jamais ne s’arrêtent.

Cette sensation intime et profonde est parfaitement illustrée dans cette vidéo. Elle s’intitule “Moments”. Elle résume précisément ce qui nous est commun à tous : Notre vie sur terre

Moments – Will Hoffman

2 semaines avant le départ

On y est presque les secondes, les minutes, les jours avancent inexorablement. Tout me passe par la tête… les doutes, les questionnements, les peurs, les envies, les rêves. C’est le grand saut vers l’inconnu enfin presque puisque mon itinéraire est tracé et que je vais avoir le bonheur de recroiser la route de certains d’entre-vous.

Bonjour le monde!

Tout a commencé par une question :

Mais qu’est-ce que tu veux vraiment ?

Cette question m’a d’abord troublé par sa simplicité et sa profondeur. Elle était clef je le sentais. Comme je ne suis pas du genre à me défiler, j’y ai réfléchis, sincèrement, longtemps, pour tenter d’y répondre…

??!!??….!!??….

Et bien, je veux du temps, faire un break, changer d’environnement pour découvrir le Monde et ses merveilles, vivre l’instant présent, aller à la rencontre de l’autre…retrouver le sens. Mettre en pause cette vie robotique du métro-boulot-dodo Parisien qui m’absorbe chaque jour un peu plus.

Ma décision est prise, je prends une année sabbatique !

Ce blog je l’ai créé pour nous, pour vous, ma famille, mes amis, pour que nous restions connectés malgré la distance et le décalage horaire. Pour vous partager expériences, questionnements, observations, anecdotes et plus encore.

Cette espace est aussi le votre, j’espère vous lire aussi, vos commentaires, vos critiques, vos messages.

La vie est belle, la vie est courte, alors vivons là ensemble, intensément avec amour maintenant ! 16/02/2012

Ted’s Conference – Louie Schwartzberg founder Blacklight films


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5 thoughts on “Année Sabbatique – Français

  1. Bravo Colombe. Je pensais te connaître mais ce n’était qu’au premier sens du terme. Tes récits que je découvre seulement aujourd’hui, me font découvrir une “belle personne” en phase avec elle-même et surtout non dénuée de courage et d’amour. Le journal que tu tiens, est tout simplement passionnant avec les photos et les textes qui l’accompagnent. Merci pour ce bonheur que tu nous envoies du bout du monde… et soudain le ciel s’éclaircit par la fenêtre de notre immeuble de cité parisienne.
    Bises et à très bientôt. (tata) Noëlle.
    PS/A bientôt peut-être sur skype dès que les filles seront là.

  2. Woow ! Quelles belles photos ! Difficile d’écrire un commentaire qui n’affadira pas tes textes. Je fais court.

    On pense tous à toi ici! Très fort!

    Joris, etc.

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